Allez, faisons un peu d’écologie / économie : n’allumons notre serveur que quand on a besoin au travers d’internet.
C’est à dire que j’ai chez moi un serveur qui me sert à stocker des fichiers en ligne, à lui ordonner de démarrer des téléchargements à distance, à contrôler la musique dans l’appart’… Ce genre de serveur a besoin d’être allumé en permanence, et çà question facture et écologie c’est pas top. Donc on va l’allumer que quand on en a besoin, à distance par internet si besoin (je suis en voyage, je l’allume, je récupère un fichier dont j’avais besoin, je l’éteins). On va bien sûr utiliser le wake-on-lan. Et on utilisera la fonction proxy WOL de la Freebox.
Pour çà, il faut une carte réseau gérant le wake-on-lan sur le serveur ; si le NIC intégré à votre carte mère le supporte déjà, trés bien, sinon il faudra une carte dans ce genre :

Carte réseau 1Gb supportant le wake-on-lan : 24€ sur Amazon
Il faut dans les réglages du BIOS s’assurer que le wake-on-lan est activé. Sur le mien, c’est une option du genre « allow PCI devices to wake up computer from soft off ».
Sur la Freebox, dans la section « régler mon routeur » de la page d’admin, il faut cocher l’option « Activer proxy WOL ». C’est super pas documenté par Free, mais concrètement la Freebox forwardera les requêtes WOL encapsulées en UDP recues sur le port 9 sur le broadcast de votre LAN (si vous n’avez pas pigé cette phrase, c’est simplement que la Freebox traitera la requête d’allumage à distance comme il faudra, voilà).
Enfin, pour allumer son serveur à distance depuis un Linux, on peut par exemple utiliser la commande « wakeonlan » ; j’utilise :
wakeonlan -i media.lorteau.fr aa:bb:cc:dd:ee:ff
Remplacer « aa:bb:cc:dd:ee:ff » par l’adresse MAC de la carte réseau du serveur (écrite sur une étiquette collée dessus, récupérable par ifconfig, par la table ARP…).
On peut aussi utiliser des services web pour envoyer la commande d’allumage, comme le service de Depicus :

Envoi d'une requête wake-on-lan depuis une page web
Et voilà, une fois qu’on a fini de faire sa petite tambouille il y a plus qu’à éteindre le serveur comme d’habitude (commande « halt » par SSH par exemple).